Connect with us

société

Le Cameroun explore les peines alternatives pour désengorger ses prisons

Published

on

Les organisations de la société civile, sous la houlette de l’ONG Nouveaux droits de l’homme, ont initié une campagne de plaidoyer pour les peines alternatives à l’emprisonnement au Cameroun.

Le 12 juillet 2016, la loi sur le code pénal instaure les peines alternatives au Cameroun et reconnaît le travail d’intérêt général ainsi que la sanction – réparation comme peines alternatives à l’emprisonnement au Cameroun. Cette disposition s’applique exclusivement à certains justiciables.

« Les peines alternatives concernent les personnes qui ont commis des délits et qui sont passibles de sanctions de moins de deux ans d’emprisonnement », précise Cyrille Rolande Bechon, directrice exécutive de l’ONG Nouveaux droits de l’homme.

Une voiture destinée au transport des prisonniers à la prison centrale de Yaoundé, le 14 décembre 2020.
Une voiture destinée au transport des prisonniers à la prison centrale de Yaoundé, le 14 décembre 2020.

Désengorger les prisons

Face au parlement en juin 2019, le ministre délégué à la Justice a annoncé la soumission imminente d’un projet de loi sur l’application des peines alternatives. Plus d’un an après, la chaîne judiciaire et les acteurs des droits de l’homme demeurent dans l’attente.

« Toute la difficulté part du fait que l’article 26 alinéa 2 du code pénal issu de la réforme de la loi 2019 du 12 juillet 2016 portant code pénal dit clairement que les modalités de mise en œuvre d’application seront fixées par un texte ultérieur », fait remarquer Dr Stéphane Teche, enseignant à l’université de Dschang.

Les 22 et 23 juillet 2019, les mutineries sont déclenchées dans la prison centrale de Kodengui à Yaoundé et à la prison principale de Buea dans la zone anglophone. Les prisonniers se plaignaient de la surpopulation carcérale dans un contexte de la maladie Covid-19.

En novembre dernier, il y a eu des heurts entre policiers et avocats dans une salle d’audience à Douala. Les avocats ont tenté de s’opposer à l’emprisonnement de leurs confrères soupçonnés de corruption de magistrats. « Ces situations auraient pu être évitées si le texte d’application sur les peines alternatives à l’emprisonnement avait été pris », commente l’enseignant juriste Stéphane Teche.

Agir en attendant le décret présidentiel

Selon la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés, un organe indépendant, au 31 décembre 2017, la population carcérale s’élevait à 30.701 prisonniers, largement au-dessus des capacités d’accueil, estimées durant la même période à 17.815 places dans l’ensemble des maisons d’arrêt du Cameroun.

« On peut attendre le décret encore un peu plus longtemps, je crois qu’en l’état des choses on pourrait aussi penser à une approche qui vise une expérimentation pilote des peines alternatives dans le cas de certains détenus et cela permettra d’expérimenter ce qu’on souhaite faire », suggère Eva Etounguè, secrétaire général de la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés.

Plus d’une trentaine d’experts réunis à Yaoundé lors du Symposium national sur les peines alternatives ont déploré que les détentions provisoires continuent à être la règle pour des délits parfois mineurs, qui même en cas de reconnaissance de la culpabilité, la peine n’excéderait pas deux années d’emprisonnement.

« Toutes ces personnes qui sont emprisonnées renforcent la surpopulation carcérale et n’apportent rien à la société, au contraire, elles deviennent une charge parce que leur emprisonnement a un coût. Pourtant avec les peines alternatives, on leur donne l’occasion d’apporter quelque chose de plus à la société dans laquelle ils sont issus et ceci renforce un sentiment de justice sociale », expliqueCyrille Rolande Bechon.

Continue Reading
Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

société

Covid-19 : Une baisse légère des nouveaux et 1 décès enregistrés

Published

on

Une légère baisse des nouveaux cas de covid-19 a été constatée, ce mardi. De 121, hier lundi, les nouveaux cas positifs passent à 69, ce jour avec un échantillon de 953 tests.  Il n’y aucun cas importé mais 22 cas contacts et 43 cas communautaires ont été dénombrés.

Les cas de décès ont également chuté. De 6 ce lundi, un seul décès a été comptabilisé ce mardi. A ce jour, 17945 cas ont été déclarés positifs dont 16592 guéris, 372 décédés et 980 sous traitement. Le ministère de la Santé et de l’Action sociale exhorte les sénégalais à respecter les mesures barrières individuelles et collectives.

Continue Reading

société

Le Covid-19 fait perdre au Cices 800 millions de F CFA

Published

on

Les impacts négatifs du Coronavirus ont été bien ressentis par le Centre international du commerce extérieur du Sénégal (Cices). La pandémie a fait perdre 800 millions de francs Cfa à cet établissement. À en croire à son Directeur général du Cices, Salihou Keïta, le Cices était la seule structure de l’Etat s’activant dans l’événementiel qui draine du monde, alors que les rassemblements sont encore interdits. « Mais nous devons apprendre à vivre avec le Coronavirus et prendre toutes dispositions sanitaires nécessaires pour mettre les gens dans les meilleures conditions d’organisation de nos activités », a-t-il souligné. M. Keïta a réaffirmé le maintien de la date retenue de la prochaine foire internationale de Dakar (Fidak) prévue le 25 mars au 8 avril 2021.

Continue Reading

société

Le ministre Amadou Hott dément et précise…

Published

on

Accusé d’avoir été à l’origine d’un rassemblement, en pleine pandémie de Covid-19, Amadou Hott dément. Le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, par la voie de sa cellule de communication, dit n’a n’avoir été l’initiateur d’aucune manifestation encore moins de rassemblement.

Samedi passé, un site d’information a repris des allégations des acteurs culturels faisant état de l’organisation d’un gala par le ministre Hott malgré les mesures de restrictions. C’est du toc, selon les agents du ministère. « L’événement mentionné est la 3e édition des Financial AFRIK Awards organisé par Financial Afrik, et M. Hott n’y a été que dans la matinée du jeudi 17 décembre, pour prononcer le discours d’ouverture des panels de réflexion sur le thème de la quatrième révolution industrielle », précise le communiqué de la Cellule de Com qui note que la présence au Musée des Civilisations du ministre n’a pas dépassé un tour d’horloge.

Heureusement qu’après les élections qu’une telle initiative soit prise pour que les gens se reparlent. C’est ça que l’on appelle la démocratie délibérative.

C’est dommage aujourd’hui que l’on puisse assister à une espèce d’impasse du dialogue politique, dans un contexte de covid-19, dans le contexte,  il faut le dire, où il n’y a pas de lisibilité de la politique sénégalaise.

Absence également de contenu. Parfois on se demande où l’on va. Il n’y pas de vison assez nette de la politque.

Maintenant, par rapport à la panne du dialogue, qu’est ce qu’il faudrait faire ?

Continue Reading

Tendance

Copyright © 2020 luxew. sous le contrôle de O'riginal Media